Définitions de la luminothérapie  

Luxthérapie ou Luminothérapie

Méthode de traitement spécifique reposant sur l'exposition du patient à une lumière qui n'est pas colorée mais intense.

Technique

La luminothérapie fait appel à des lampes d'au moins 5000 luxs. Une filtration des rayons ultraviolets concomitants doit être respectée. D'autre part, cette photothérapie est conseillée avant huit heures du matin. Il est habituellement conseillé aux patients de rajouter à cette exposition d'une heure à 5000 luxs, une exposition d'une demi-heure à 10 000 luxs.
Environ 60 à 70 % des patients ont une amélioration de leur vie quotidienne, ce qui se traduit par une activité physique augmentée et facilitée.

Dépression saisonnière 

Affection touchant les gens vivant dans l'hémisphère nord au moment de la diminution de la période d'ensoleillement.Cette période commence à la fin du mois d'octobre et disparaît progressivement avec l'arrivée du printemps, c'est-à-dire vers la fin du mois d'avril ou légèrement avant suivant les pays (mars dans le sud de l'Europe). Cette « dépression » touche, semble-t-il, environ la moitié de la population et se traduit par des changements de l'humeur, une baisse de l'énergie et de l'appétit. 
Cette pathologie semble être plus fréquente chez les personnes du sexe féminin dont l'âge va de 20 à 40 ans. 

Mécanisme

Les travaux en cours permettent d'avancer plusieurs origines à cette pathologie qui serait liée au système sérotoninergique. Est en cause, aussi un trouble de la sécrétion de la mélatonine qui est une hormone sécrétée par l'hypophyse (appelée également glande pinéale) et qui intervient dans la régulation de l'humeur. On a remarqué que cette sécrétion, qui dépend des rythmes circadiens (sur 24 h), diminuait chez certains sujets déprimés pendant la nuit. L'exposition à la lumière corrige ce phénomène de variation. 

Symptômes

Asthénie : mal être et grande fatigue, s'accompagnant d'une baisse d'énergie, d'une perte d'intérêt * Quelquefois, le malade se plaint de troubles de concentration avec irritabilité 
Les insomnies ne sont pas fréquentes, les malades ont tendance à se plaindre au contraire d'un besoin supplémentaire de sommeil 
Il n'existe pas de trouble de l'appétit, mais au contraire un besoin d'absorber des sucreries en quantité supplémentaire à la normale.

Circadien

De façon générale, terme caractérisant ce qui se rapporte à une durée d'environ vingt-quatre heures.

Les rythmes biologiques

Nous possédons dans l'organisme plusieurs sortes d'horloges permettant aux cellules qui le composent de répondre à des ordres auxquels obéissent tous les phénomènes biologiques. L'alternance lumière obscurité, les horaires des repas, les variations périodiques de la composition des repas, la variation des champs magnétiques, les phases de la Lune, sont d'autres déclencheurs des rythmes biologiques. La perception de ces facteurs est effectuée par l'œil, l'épiphyse et l'hypothalamus.

Exemple de rythmes circadiens

Chez un adulte ne présentant aucune pathologie et ayant une activité pendant la journée, c'est-à-dire environ de 7 heures à 22 heures, suivie d'un repos nocturne, on a mis en évidence un pic de sécrétion de cortisol (qui est une hormone) aux environs 7 heures du matin. Une autre hormone, l'adrénaline, est sécrétée vers 8 heures du matin, l'insuline aux environs de midi.

La meilleure période pour améliorer sa mémoire à long terme se situe vers 18 heures, et la fréquence cardiaque ainsi que la pression artérielle sont les plus élevées vers 16 h. Le nombre de globules blancs est maximum vers 23 heures.
Le pic de la température se situe au milieu de l'après-midi chez l'homme.
Le débit cardiaque varie de 6 à 7 litres par minute à 14 heures à 4 litres à 2 heures

Epiphyse ou glande pinéale : fonctionnement et rôle

Cette petite glande endocrine (qui sécrète son hormone dans le sang) sécrète la mélatonine, hormone découverte en 1958, qui dérive de la sérotonine (hormone sécrétée dans le tissu cérébral et possédant une action vasoconstrictrice – fermeture des vaisseaux – et antidiurétique – diminuant la fabrication d’urine). Les propriétés de la mélatonine ne sont pas connues avec exactitude. Elle semble avoir une action inhibitrice (« freinatrice ») sur la sécrétion des hormones de l’hypophyse (autre glande située à proximité de l’hypothalamus et considérée comme le chef d’orchestre des autres glandes l’organisme). La sécrétion de mélatonine varie suivant l’éclairage : elle est d’autant plus forte que celui-ci est faible. Le sommeil peut également être modifié par la sécrétion de mélatonine. Elle a également un rapport avec le décalage horaire (effet « jet lag »). Son action ne s’arrête pas là : elle joue également un rôle dans la reproduction, la spermatogenèse chez l’homme, dans le cycle menstruel chez la femme et sur le développement des tumeurs, l'adaptation des animaux à leur environnement, la synchronisation des cycles saisonniers de reproduction, la synchronisation d’un certain nombre de rythmes nycthéméraux (alternance jour nuit), la thermorégulation (régulation la température du corps).

La synthèse de mélatonine est contrôlée par l’alternance jour nuit.
Une étude est en cours sur une éventuelle utilisation de la mélatonine pour combattre le vieillissement en association avec la D. H. E. A.

L'épiphyse agit également en inhibant la fonction gonadotrope, c'est-à-dire l'action sur les glandes sexuelles de l'hypothalamus, qui est une zone située au centre du cerveau et dont l'action sur la régulation de la vie végétative (automatisme permettant à l'organisme de fonctionner convenablement) est primordiale. D'autre part, l'épiphyse contribue à la synchronisation d’un certain nombre de fonctions rythmiques (nycthémérales ou saisonnières) et intervient donc dans l'organisation circadienne (organisation des fonctions d'un individu pendant les vingt-quatre heures d’une journée).

Hypothalamus

Zone située au centre du cerveau, dont il représente moins de 1 p. 100 du volume total. L’hypothalamus assure un double rôle de contrôle des sécrétions hormonales de la glande hypophyse (considérée comme le " chef d'orchestre " des autres glandes de l'organisme.) et de régulation de l'homéostasie (maintien des paramètres biologiques de l'organisme). Il intervient également dans le comportement sexuel et les émotions. Il fait partie d'un système appelé le système limbique (impliqué dans les émotions).L'hypothalamus est relié à pratiquement toutes les autres zones du cerveau, et reçoit notamment des messages nerveux en provenance des différentes régions de l'organisme (viscères,etc.). 

Grâce à la relation étroite qu'il possède avec l'ensemble du corps, l'hypothalamus contrôle les fonctions comme la soif, la faim, la régulation de la température interne (par frissons et transpiration), les fonctions respiratoires et cardiaques (rythme cardiaque et constriction des vaisseaux sanguins). Les connexions qui existent entre l'hypothalamus, le cortex cérébral (substance grise du cerveau) et le système limbique (région jouant un rôle dans la régulation et le fonctionnement des différents viscères ainsi que dans celui de la vie émotionnelle) permettent à l'hypothalamus d'influencer les parties du cerveau responsables des changements d'émotions et d'humeur.

Rôle

L'hypothalamus a une grande place dans la vie végétative de l'organisme, c'est-à-dire qu'il agit sur le fonctionnement des viscères en intervenant, entre autres, sur les systèmes respiratoire et cardiaque. Il contrôle également les sensations de faim et de satiété, et par là-même les prises d'aliments. La thermorégulation (ensemble des mécanismes maintenant la température du corps dans les limites normales) est sous la dépendance de l'hypothalamus.

Documents extraits de www.vulgaris-medical.com