La luminothérapie améliore la vie quotidienne des dentistes

La vigilance et la somnolence sont deux aspects d’un même état fluctuant dont les variations circadiennes sont divisées en deux sous-cycles d’environ 12 heures chacun. 
En d’autres termes, les gens placés dans un environnement où les repères spatiotemporels sont abolis montrent un rythme biquotidien de propension au sommeil.

La première et la plus importante période de somnolence se manifeste autour de l’heure à laquelle on a l’habitude de se coucher et atteint un sommet entre 3 h et 6 h.
C’est l’heure où le métabolisme et la température corporelle ont leur niveau le plus bas.
La vigilance est au plus bas, on est physiquement maladroit et on a l’esprit engourdi.

Le deuxième pic de somnolence survient 12 heures plus tard, entre 14 h et 16 h. De moindre importance que le premier, il est néanmoins bien connu de tous : c’est le « coup de fatigue » de milieu d’après-midi. Associé à tort à la digestion du repas du midi, il n’est pas non plus lié à la chaleur de l’après-midi. Alors, ne vous sentez pas coupable si vous avez un petit coup de barre en début d’après midi. Pour la majorité des individus, une courte sieste serait bénéfique.

Comment ça marche ?

L’exposition à une lumière du jour relativement intense fait diminuer la sécrétion de la mélatonine, hormone du "sommeil", produite par l’épiphyse. La luminothérapie participe ainsi au réglage de l’horloge interne de l’organisme. Les rythmes biologiques sont rétablis à leurs meilleurs niveaux. Nos ancêtres vivaient au rythme du soleil : ils se levaient avec lui et se couchaient avec les poules. Aujourd’hui nous travaillons davantage l’hiver que l’été : nous sommes par conséquent en décalage saisonnier permanent. 

La luminothérapie participe au réglage de l’horloge interne de l’organisme. Les rythmes biologiques sont rétablis à leurs meilleurs niveaux. Elle améliore nettement la vie quotidienne de la population vivant au nord du 40è parallèle (Lisbonne Naples) lors de la diminution hivernale de la période d’ensoleillement.
C’est au début des années 80 que les scientifiques ont mis en évidence la corrélation inverse entre la sécrétion de mélatonine (hormone du sommeil) et le niveau d’éclairage : elle est d’autant plus importante que celui-ci est faible. Ainsi la sécrétion de la mélatonine a une incidence sur la qualité des périodes d’éveil et de sommeil et un rapport avec le décalage horaire. 

Les bénéfices de la luminothérapie 

Ses résultats se traduisent par un sentiment de bien-être, une élévation du niveau d’activité physique et une meilleure tonicité. Ces effets sont particulièrement marqués chez les femmes de 20 à 40 ans. En une semaine, à raison d’une séance de luminothérapie par jour, on note déjà un regain de vitalité et une humeur plus positive chez les personnes traitées.