Lumière et vision

Différents facteurs interfèrent sur l'œil ou la vision.

Le contraste

Le contraste est l'opposition entre deux objets, faisant ressortir l'un et l'autre.
L'équilibre des contrastes est un élément déterminant du confort et de la perception des détails.

L’éblouissement

DIRECT : L'observation par l'œil d'une source lumineuse ou d'une surface éclairée entraîne un éblouissement mesuré en candela/m². La gêne due à l'éblouissement n'est ressentie qu'à partir d'un certain niveau.
Un spot halogène donne beaucoup de lumière dans un petit volume, son observation est très éblouissante. Une source beaucoup plus éclairante mais de plus grande surface (un tube fluorescent) le sera beaucoup moins.

INDIRECT : Les différences de brillance (ou luminance) entre les différentes surfaces d'un lieu provoquent également des éblouissements : par exemple une sortie de tunnel est toujours éblouissante.

Éclairement

C'est la quantité de lumière mesurée en lux. L'éclairement a une corrélation directe avec :

L’accommodation à la distance

La profondeur de champ est meilleure lorsque l'éclairement est élevé. Si l'on est amené à changer de distance de vision il est souhaitable que l'éclairement soit semblable et élevé sur les deux surfaces. 

L’acuité visuelle

L'acuité visuelle est la capacité de l'oeil à discriminer des détails spatiaux proches. L'acuité visuelle, mauvaise lors du passage de la lumière à l'obscurité (1% de l'acuité diurne), s'améliore en 10 minutes pour atteindre 10% qui seront faiblement dépassés pour un temps supérieur (accommodation ou adaptation à la vision nocturne).
Inversement l'éblouissement accompagne un passage rapide de l'obscur vers la lumière ; ce passage étant chronologique (passage d'une pièce noire vers une pièce claire) ou spatial (source lumineuse située dans le parcours visuel).
L'acuité est optimale lorsque l'éclairement est élevé sans être éblouissant (1000 lux) et lorsque la luminance de la zone étudiée et celle de l'entourage sont proches.

La fatigue visuelle 

La fatigue visuelle banale est liée à des facteurs multiples. 

  • Luminance insuffisante obligeant à des accommodations successives. 
  • Excès de luminance des surfaces de travail. 
  • Contraste excessif entre deux zones de travail, créant un éblouissement périphérique. 
  • Chaleur (infrarouge) émise par la source lumineuse. 
  • Fluctuation de la lumière, même non perçue. Le courant alternatif domestique (celui fourni en Europe est de 50/60 Hertz) provoque l'allumage au même rythme 50 fois par seconde des tubes fluorescents.
    Cette alternance fatigue l'œil et induit un effet stroboscopique qui fait paraître  immobiles des objets en rotation. L luminaires fluorescents modernes sont équipés de dispositifs portant la fréquence du courant à + de 2000 hertz et suppriment totalement cette fatigue.

Un bon niveau d'éclairement permet une bonne productivité avec une baisse des erreurs et une moindre fatigue visuelle.

A titre d'illustration, les schémas ci-dessous mettent en exergue la relation entre niveau d'éclairement, productivité et fatigue visuelle.