L’éclairage

L’éclairage, c’est gérer les sources de lumière, naturelle ou artificielle, de façon obtenir une bonne vision.

L’éclairage doit

  • Faciliter l’exécution d’une tâche : c’est la notion de performance visuelle. En effet, une vision normale ne peut s’exercer qu’avec un minimum de lumière. Un bon niveau d’éclairement permet une bonne productivité avec notamment une baisse des erreurs, des accidents, une moindre fatigue visuelle. 
  • Assurer le bien-être : c’est la notion toute aussi fondamentale du confort visuel : la lumière doit être suffisante mais aussi bien répartie et de bonne qualité.
    Ainsi, en plus du niveau moyen d’éclairement nécessaire, il faut absolument veiller à :
    • une bonne qualité de la lumière émise par les sources 
    • une uniformité de l’éclairement 
    • et à l’équilibre des luminances pour éviter les éblouissements notamment.

Conception d’un éclairage 

L’éclairage qui est le résultat, doit être distingué du luminaire qui est le moyen.

L’élaboration d’un éclairage commence par l’analyse des conditions et des lieux de travail. 

Pour un usage donné, deux cas peuvent se présenter 

  • soit les lieux sont dans des standards de taille, forme, hauteur de plafond, couleur des murs, sols et plafonds: un luminaire remplissant toutes les conditions de satisfaction de l’utilisateur par standard sera choisi.
  • Soit les lieux n’entrent pas dans les standards : la combinaison de plusieurs appareils spécialisés sera alors étudiée, dont le résultat optimal est calculé par une Etude d’Eclairage Informatisée effectuée grâce à un logiciel de simulation puissant.

En ce qui concerne le domaine qui nous intéresse à savoir l’éclairage général d’une salle de soin ou d’un laboratoire dentaire, 80% des salles de soin sont dans des standards : degré K a scindé les salles de soin en 4 catégories standard (10, 12, 15 et 18 m² maximum) et propose en conséquence une gamme de 4 familles de luminaires (candelio, win’jie, albédino, albédo).

Les salles de très grande taille ou les laboratoires dentaires, hors standard, font l’objet d’une étude à l’issue de laquelle degré K peut certifier la conformité du résultat aux normes en vigueur. Le résultat demande l’utilisation de combinaisons de plusieurs Lola en laboratoire dentaire, ou l’adjonction d’appliques murales aux luminaires de cabinet.

La conception du luminaire, qui est l’appareil diffusant l’éclairage, commence par une lecture critique des normes d’éclairage en vigueur. Ensuite le savoir faire de l’éclairagiste est mis en oeuvre pour atteindre les performances souhaitées.

Les règles chiffrées par les normes sont des minima à atteindre. 

En sus de celles-ci, de nombreux critères normatifs sont décrits uniquement qualitativement par les textes. Le concepteur devra les mettre en œuvre par le choix des sources lumineuses (lampes à incandescence, halogènes ou à arc, tubes fluorescents) d’abord, puis par la conception du luminaire lui-même.

Le luminaire est l’appareil qui organisera l’éclairage de la pièce en « disciplinant » les flux des sources choisies. On entend par "discipliner", la gestion des critères de répartition de la lumière, d’éblouissement et d’éclairement.

Plus le travail nécessite un éclairement élevé –c’est le cas dans le domaine dentaire- plus ces critères sont fins à gérer, arrivant parfois même à être en contradiction. 

Par exemple l’éblouissement devra être :

  1. Suffisant pour permettre la perception des volumes et des profondeurs (encore appelé modelé).
  2. Limité pour éviter la fatigue due au passage répété du regard de l’opérateur d’une zone éclairée à une autre qui l’est moins.
  3. Contrôlé pour éviter  un éblouissement -et du même coup un stress supplémentaire- du patient

Pour atteindre le bon compromis, le concepteur d’un luminaire devra jouer sur le rapport entre l’éclairement direct et l’éclairement indirect d’un lieu, et limiter avec soin l’éblouissement direct de l’œil par les sources utilisées. 

L’appareil devra être calculé pour équilibrer les flux directionnels (plafond, murs, zone de travail).

A l’issue de ce travail, le résultat devra être totalement confortable pour les opérateurs et leurs patients.

Un bon éclairage artificiel est d’autant plus important que les performances exigées sont élevées. Il prendra en compte tant la qualité de la source ou lampe que les performances du luminaire. Il sera le résultat d’un savant dosage adapté au lieu à éclairer et aux tâches que l’on entend y réaliser.

Le choix des sources tiendra aussi compte de facteurs économiques comme leurs rendements et leurs durées de vie.

Enfin les phénomènes indésirables comme le papillotement et les effets stroboscopiques seront éliminés par le biais de contrôles électroniques.